Présidentielles en France: un roi ou un président ?

Dans nos pays voisins, les peuples ont conservé un équilibre des présences entre la royauté, la « gouvernance » et un soupçon d’église. Notre beau pays de France, exigence de son histoire et de sa grande Révolution a extirpé la noblesse et l’église de son pouvoir. Nos présidents successifs, rois de notre république auraient donc deux fonctions, de représentation et d’action. Même si le bon ton, veut, que le président préside et le premier ministre gouverne.Si nous évoquons l’aspect que l’on doit percevoir chez un roi (je ne parle pas de ceux qui descendaient des « soubrettes » et qui avaient le comportement adéquate) il nous apparaît qu’il avait reçu une éducation et une culture de qualité, ce qui devait faire ressortir son raffinement, son élégance, sa distanciation, son contrôle et son intelligence. Si nous nous arrêtons à cette image de la haute noblesse (il y en a eu aussi de basses) nous devons absolument trouver un Roi pour la France.

Il est paradoxal pour un monde qui cherche autant de référents, que nous n’ayons pu remettre ce symbole royal sur le trône, comme nos pays voisins. Peut-être les avons –nous enviés au fond, mais nos racines révolutionnaires étaient trop violentes. Pourtant lorsque nous observons, nos hauts dignitaires au sein des cours européennes, leur comportement est un brin pathétique, pour ne pas dire assez vulgaire. De tout temps les êtres humains ont eu besoin de référents, de symbole, d’identification…de rêve. Si les français semblent aussi pessimistes (beaucoup d’enquêtes le confirment) dans l’un des plus beaux pays du monde, il faut bien chercher quelque raison. Celle qui m’apparaît, ressemble bien à cette absence d’identification à une image représentative d’un homme fort, d’un symbole.

Si le star système est né, c’est bel et bien pour combler cette absence. De tout temps le peuple tourne ses yeux vers le haut pour être guidé et entraîné. Sinon, pour savourer l’éclat brillant d’une cour, d’un être « hors du commun » qui va lui apporter le rêve qui équilibre son quotidien stressant et fatiguant. Nous allons constater cette évidence par le sport de haut niveau, tennis, football, rugby, golf etc.…qui vont faire naître les représentants, vers lesquels nous allons nous identifier, et les gouvernants se servir. Nous avons tous faim et soif de héros. Et les guerres modernes récompensent davantage les inventeurs des armes électroniques que des généraux courageux sur le champ de bataille. Le monde, le monde économique, le monde politique cherche leurs sauveurs. Et, les pâles copies que l’on nous présente, ne sont, à tout prendre que des caméléons, qui, à force de vouloir rassembler tout le monde finissent par ressembler à tout le monde. Malgré leurs efforts tentaculaires pour s’identifier à ces stars, leur obsédante spéculation, transpire par tous les pores de leur peau usée.

Nos futurs candidats à la présidence suprême s’arrachent les meilleurs conseillers afin de présenter le programme le plus alléchant pour les français. Ces français qui ne croient plus à aucun programme, et qui se passionnent pour l’élection présidentielle, parce qu’ils vont pouvoir s’identifier à un homme, à leur symbole. Etrange contradiction d’un système, où l’homme devient la valeur refuge, alors que l’organisation des états bureaucratiques (grande administration) tend à robotiser, légiférer, isoler, effacer tout ce qui ressemble à l’espèce humaine. Ce sont les hommes qui font des lois afin que les lois dirigent les hommes (parfaite image de l’irresponsabilité).

Le charisme doit être inné, disent certains. Mais, l’enthousiasme, le devoir d’aider ceux et celles dont nous avons la responsabilité, la compétence et la vision qui accompagnent nos actions ne sont-ils pas à la naissance de ce charisme ? Un vrai leader concentrera la forme et le fond. Il ne fera pas qu’imiter les vedettes du showbiz, confondant ainsi pouvoir et prestige, conscient que l’image devient primordiale dans le monde moderne. La plus grande confusion peut naître en surexposant les images. Il y a des célébrités utiles et des célébrités inutiles. Car si trop de chefs tuent le chef, trop d’images tuent l’image, surtout lorsqu’il y a du vide derrière celle-ci. Le plan américain ou le gros plan, a ceci de dangereux, que nous pouvons lire « le fond de l’œil ». Le leader attendu devra donc développer une vraie conscience, un vrai souci du bien commun et projeter une image dynamique et ouverte.

Il est donc vital pour tous les potentiels candidats, présidents, grands rois, petits rois de développer cette part de charisme, d’élégance naturelle, de force et de douceur et de devenir royal. Tache difficile car un roi devrait faire ce qu’il dit, de par la noblesse qui l’oblige.

La stimulation, la motivation des troupes ne tient pas toujours aux récompenses, aux bons points, aux médailles et à l’argent. Ces assemblées humaines veulent donner un sens à leur vie, à leurs actions ….à leur dévouement, à leurs sacrifices. Elles ont soif de respecter, d’estimer, d’admirer. Nous ne suivons les grands hommes, les grands guerriers, non seulement parce qu’ils ont des titres, mais parce qu’ils ont l’élégance et l’authenticité de les porter. Bernard Ortega (coach)


SAGESSE ET BUSINESS signature du livre-suivi

Ceux qui désirent le livre, il est à nouveau en ligne et disponible, et vous pouvez le commander. Je suis très ému de voir l’impact du livre, surtout édité par une petite maison et avec une presse quasi inexistante. Le

Un beau moment pour la signature du livre de B.ORTEGA

Bernard Ortega signe son livre

 

Livre de Bernard Ortega

Succès du livre de Bernard Ortega

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CANALPLUS Emission Dimanche Plus Intervention du coach Bernard ORTEGA

Emission Dimanche Plus sur Canal+ Le spécialiste du coaching, Bernard Ortega prend la parole


J.M Barr à propos de Bernard Ortega

J.M Barr à propos de Bernard Ortega : « C’est grâce à lui que je fais ce métier aujourd’hui….c’est un authentique directeur d’acteurs, il connaît l’homme, l’être humain….c’est un miroir qui nous dérange, puis nous arrange, e t le déblocage a lieu. »



Le bouddhisme appliqué au monde des affaires

Émission sagesses bouddhistes du Dimanche 7 juin 2009

Le bouddhisme appliqué au monde des affaires

Invité : Bernard ORTEGA


Une Entreprise en bonne santé se remarque par l’excellente santé de ses cadres et dirigeants.

Une Entreprise en bonne santé se remarque par l’excellente santé de ses cadres et dirigeants.
Le travail sur la communication intelligente, sur la communication professionnelle prend acte de ce fait, de cette réalité.
Lorsque nous nous posons dans l’espace de la communication, d’une manière pragmatique et non théorique, nous ouvrons la porte du « mieux être ».

En effet, tous les professionnels du « mieux dire » entendent cette réalité du « mieux être » qui devient indispensable. Les techniques nécessaires pour être à l’aise dans sa communication impliquent un entraînement rigoureux, une conscience aigüe, une observation de soi et des autres, froide et implacable.

Le recul

Pour savoir parler, il faut savoir se taire, en comprenant le sens riche du silence. Pour exercer des silences dans sa communication (et non des blancs, les fameux silences trop longs), il faut rencontrer le grand silence du recul, de la distance, de la concentration. Dans ce silence on s’observe, on prend conscience de sa respiration. Si la respiration n’est pas bonne, si le rythme n’est pas souple, le verbe ne peut être que son reflet. On parle vite et saccadé comme l’on respire. Les exercices sur le calme mental permettent  au communicant enthousiaste de faire passer son discours dans un équilibre parfait.  Le mariage du calme et du dynamisme produit  un effet étonnant sur les interlocuteurs.

Le corps et son comportement

Le « mieux être » doit intégrer le comportement du corps comme  l’accompagnement de l’esprit calme. Le corps parle autant que la parole et le verbe. L’observation du corps par tous les publics correspond à 57 % de son attention. Si l’on s’ennuie devant des corps figés derrière des pupitres ou des bureaux, on ne peut adhérer spontanément aux paroles prononcées. Dynamiser ses gestes par des mouvements harmonieux et larges, ouvre le potentiel de l’énergie et de la vitalité du corps. En retrouvant des gestes, des mouvements, des déplacements ouverts le communicant se sent mieux. Par identification, ceux et celles qui les écoutent ressentent cette harmonie, cette facilité à se mouvoir.

La voix, l’énergie vitale

Le « mieux être » doit rencontrer l’espace du son qui libère, qui entraîne ou produit un malaise. Les personnes prises de panique ne peuvent laisser échapper un son. D’autres vont hurler. Mais, quels que soient les réactions, le son sera la manifestation de notre propre énergie. Dans notre société (bien éduquée), il ne faut pas élever la voix et l’énergie du son est pratiquement absente. Elle est feutrée, tournée vers l’intérieur, on garde tout pour soi. S’entraîner à diffuser le son, à ressentir ces vibrations dans tout son corps, à jouer avec  les modulations permets à notre énergie de circuler. Si la voix est libre, les mots l’habilleront d’une façon élégante ou puissante. Ils influenceront alors un auditoire séduit.

Parole, corps et esprit

L’esprit clair et calme se libère du stress, et libère à leur tour les gestes et les mots.
Par cette harmonie de l’ensemble, la présence et le charisme se manifestent.
Le constat se vérifie. Le travail sur la communication s’inscrit dans un registre de bonne santé des communicants, de tout responsable qui doit se faire entendre et voir. L’acte de communiquer n’est plus anodin. Il ne ressemble pas à ces informations soutenues par des appareils de communication modernes et performants, qui provoquent, surtout une torpeur générale.
L’énergie étant communicative, ceux et celles qui observeront un programme de « mieux être » pour « mieux dire » séduiront et entraîneront leurs semblables, leurs collaborateurs et tous les êtres qui n’aspirent qu’à suivre des leaders authentiques, efficaces et sereins.


Bernard Ortega : sortie de mon livre le 17 juin au matin

L’évènement se passe le jeudi 17 Juin 8H30>11H Akléa Société Avocats 73 Avenue des Champs Elysées.
Pour obtenir une invitation veuillez contacter : Nathalie Weinryb 0622025437.

Bernard Ortega
Coach, comédien et metteur en scène

Coach et comédien depuis plus de 20 ans, Bernard Ortega adapte avec succès les techniques de l’acteur et de l’enseignement au monde de l’entreprise.

Après de brillantes études au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, il débute par une carrière d’acteur au théatre et incarne plus de 20 rôles principaux dans le répertoire classique français et étranger. Il interprète également plusieurs rôles à la télévision et au cinéma.

Il signe également 25 mises en scènes du répertoire classique et moderne : la mise en situation des acteurs est un atout qui jouera un rôle déterminant dans sa méthode de coaching.

Auteur, il signe 6 pièces de théatre créées à Paris et Avignon. Jacques-Pierre Amette (Prix Goncourt) écrit dans le Point qu’il est « un mélange de R. Polanski et de Ionesco ». Claude Mauriac évoque son «authenticité d’écriture».

Parallèlement, il enseigne des années à l’Américan Center sur les méthodes de l’acteur de théatre et du cinéma. Il fera travailler plus de 400 élèves dont Jean-Marc Barr ou encore Gilbert Melki, des acteurs aujourd’hui reconnus et d’autres moins connus, mais tout aussi talentueux. En tant que professeur, il développe un grand sens de la pédagogie.

Pendant 6 ans il travaille pour Hay Group et pour le CECO (Centre Européen de Communication Orale pour chefs d’entreprises), deux grands cabinets de Consulting en Management en tant que Formateur Coaching Management en Communication Orale.

En 2000, fort de toutes ces expériences, Bernard Ortega créé la société TAO Communication.

Il met en place une méthode originale (MBO), sur le Comportement et Management en Communication Orale.

En dehors du fait qu’il intègre le travail acteur dans sa méthode de coaching, il met à profit son apprentissage des Arts Martiaux (Aïkido) qu’il a pratiqué pendant plusieurs années.

La philosophie associée à la pratique des Arts Martiaux lui permet de travailler sur le mental, l’antistress et les énergies. Enfin, depuis 1990, il enseigne les techniques préliminaires des méditations japonaises et tibétaines.

vendredi 28 mai 2010, à 15:28 « WANTED » Confiance
BERNARD ORTEGA

Un mot si simple. Une compréhension si claire. Un joyau rare et précieux qui font de ceux et celles qui l’ont trouvé des gens heureux. Qui font de ceux et celles qui l’ont perdu, des êtres errants, comme des chiens égarés.
Le riche, le pauvre, le patron, l’employé, le cadre, l’artiste sont désemparés devant cette absence, cette perte affreuse. Certains tentent le tout pour le tout en essayant lamentablement de l’acheter. Mais, le prix semble trop élevé. Et ceux qui veulent bien la vendre, ne sont pas certains de la, posséder. Cette confiance semble bel et bien perdue, mais comment vivre sans cet élixir qui redonne foi en la vie, en ses actes, en l’être humain.
Certains se déchaînent en cherchant des arguments pour la trouver. « Il faut retrouver la confiance » hurle les responsables politiques de tout bord. Mais, leur yeux sont vides, aucune lumière de confiance dans leur regard. Ceux qui les écoutent, décèlent cette trace de vide, et se désespèrent davantage. Où trouver ce qu’eux-mêmes ont perdu ! Alors, l’un d’eux précise : Il faut faire confiance dans le Marché. Une hésitation, et tous se précipitent pour trouver ce Marché qui possède la confiance. Mais, comment le trouver ? Ce Marché n’a pas de tête, pas d’oreilles, pas de corps. Le Marché est une idée, une idée passagère, souffle quelqu’un qui n’y croit pas.
Un autre bredouille : « Oui, il faut redonner la confiance aux gens ». Comment, s’insurgent, ces « mêmes gens », on nous l’aurait donc prise. Et, les voilà à nouveau à vociférer, à s’invectiver, à chercher le ou les voleurs. « Il n’y a qu’à observer qui aurait trop confiance en lui » dit l’un « il se fera vite repérer ». Chacun observe l’autre, augmentant encore la suspicion. Les peureux marquent un visage encore plus dépité, pour montrer combien ils n’ont pas de confiance, combien ils sont à plaindre.
Heureusement un sauveur crie : « La confiance a changé de camp ». Aussitôt les camps se guettent, mais ne décèlent toujours pas la moindre confiance chez les autres. D’aucuns suggèrent une guerre car les étrangers, responsables de beaucoup de maux, l’ont peut-être emporté. Ils commencent par regarder et exiger que certains baissent leurs foulards, car la confiance apparaît d’abord sur les visages. Un virus très puissant s’est installé, et le gouvernement veut prévoir, un antidote généralisé, qu’il va commander à des sociétés en qui ils ont confiance. En effet, le « doute » cet affreux parasite gangrène tout le pays. Il a envahi tout l’espace, social, économique, politique, médiatique.
Et le gouvernement sait bien qu’après le doute, la peur apparaît. Qu’après la peur, la violence et la folie peuvent naître. Une recherche généralisée de la confiance se profile. Les chefs d’Etats de toute la planète se réunissent. Ils recherchent un consensus, un accord, une entente, une solution…les mots leur manquent. Mais, l’horreur est au rendez-vous. Etant eux-mêmes atteins par le virus du « doute » la confiance ne peut envahir les corridors des puissants. Ils se jaugent, se dérobent, se faufilent dans la méfiance et se séparent, désolés pour leur peuple en craignant le pire.
Une prime importante est offerte pour toute personne trouvant le chemin de la confiance.
L’une d’elle vient d’être arrêtée par les forces de police. Elle répétait en riant sous les fenêtres des gouvernants qu’on n’avait qu’à dire la vérité, qu’à être sincère, qu’à être authentique, qu’à se mettre au service des gens, qu’à……. Devant le possible désordre public, cette personne est interrogée. Elle est en garde à vue, afin de bien la regarder, peut-être n’a-t-elle pas tout dit. Le doute étant partout, on veut vérifier ce qu’elle prétend où annonce pour trouver des solutions. Un journaliste a réussi à lui parler. Il est ressorti sans rien écrire, car l’homme ni jeune, ni âgé, n’a dit que des choses banales et sans intérêt. Il a même prétendu que la confiance résidait en chacun des individus, et que le meilleur moyen de la partager, de la faire revivre….blablabla. Ce « blablabla » est la conclusion du journaliste.
Ce n’est pas demain que l’on va retrouver la confiance, a-t-il soupiré.




Un espace de santé physique et moral

COMMUNICATION ORALE ET COMPORTEMENTALE :
UN ESPACE DE SANTE PHYSIQUE ET MORAL

Une Entreprise en bonne santé se remarque par l’excellente santé de ses cadres et dirigeants.
Le travail sur la communication intelligente, sur la communication professionnelle prend acte de ce fait, de cette réalité.
Lorsque nous nous posons dans l’espace de la communication, d’une manière pragmatique et non théorique, nous ouvrons la porte du « mieux être ».
En effet, tous les professionnels du « mieux dire » entendent cette réalité du
« mieux être » qui devient indispensable. Les techniques nécessaires pour être à l’aise dans sa communication impliquent un entraînement rigoureux, une conscience aigüe, une observation de soi et des autres, froide et implacable.

Le recul :
Pour savoir parler, il faut savoir se taire, en comprenant le sens riche du silence. Pour exercer des silences dans sa communication (et non des blancs, les fameux silences trop longs), il faut rencontrer le grand silence du recul, de la distance, de la concentration. Dans ce silence on s’observe, on prend conscience de sa respiration. Si la respiration n’est pas bonne, si le rythme n’est pas souple, le verbe ne peut être que son reflet. On parle vite et saccadé comme l’on respire. Les exercices sur le calme mental permettent au communicant enthousiaste de faire passer son discours dans un équilibre parfait. Le mariage du calme et du dynamisme produit un effet étonnant sur les interlocuteurs.

Le corps et son comportement :
Le « mieux être » doit intégrer le comportement du corps comme l’accompagnement de l’esprit calme. Le corps parle autant que la parole et le verbe. L’observation du corps par tous les publics correspond à 57 % de son attention. Si l’on s’ennuie devant des corps figés derrière des pupitres ou des bureaux, on ne peut adhérer spontanément aux paroles prononcées. Dynamiser ses gestes par des mouvements harmonieux et larges, ouvre le potentiel de l’énergie et de la vitalité du corps. En retrouvant des gestes, des mouvements, des déplacements ouverts le communicant se sent mieux. Par identification, ceux et celles qui les écoutent ressentent cette harmonie, cette facilité à se mouvoir.

La voix, l’énergie vitale :
Le « mieux être » doit rencontrer l’espace du son qui libère, qui entraîne ou produit un malaise. Les personnes prises de panique ne peuvent laisser échapper un son. D’autres vont hurler. Mais, quels que soient les réactions, le son sera la manifestation de notre propre énergie. Dans notre société (bien éduquée), il ne faut pas élever la voix et l’énergie du son est pratiquement absente. Elle est feutrée, tournée vers l’intérieur, on garde tout pour soi. S’entraîner à diffuser le son, à ressentir ces vibrations dans tout son corps, à jouer avec les modulations permets à notre énergie de circuler. Si la voix est libre, les mots l’habilleront d’une façon élégante ou puissante. Ils influenceront alors un auditoire séduit.

Parole, corps et esprit :
L’esprit clair et calme se libère du stress, et libère à leur tour les gestes et les mots.
Par cette harmonie de l’ensemble, la présence et le charisme se manifestent.
Le constat se vérifie. Le travail sur la communication s’inscrit dans un registre de bonne santé des communicants, de tout responsable qui doit se faire entendre et voir. L’acte de communiquer n’est plus anodin. Il ne ressemble pas à ces informations soutenues par des appareils de communication modernes et performants, qui provoquent, surtout une torpeur générale.
L’énergie étant communicative, ceux et celles qui observeront un programme de « mieux être » pour « mieux dire » séduiront et entraîneront leurs semblables, leurs collaborateurs et tous les êtres qui n’aspirent qu’à suivre des leaders authentiques, efficaces et sereins.

Biographie de Bernard Ortega


LETTRE AU PDG de FRANCE TELECOM, Didier Lombard Par le coach Bernard ORTEGA

Paris, le 5 octobre 2009

Monsieur le Président

Nous sommes consternés et nous devrions être tous concernés par ces  tragédies où des êtres humains mettent fin à leur vie, celle où des êtres humains mettent fin à leur jour. Peut-on imaginer plus grand désarroi, plus grand désespoir.
160.000 personnes en France tentent de se suicider, par an, 12.000 y parviennent. Ces milliers de personnes refusent l’organisation d’un monde qui se complait dans une vision uniquement matérielle en faisant abstraction du caractère et de la sensibilité de l’être humain.
Si chacun d’entre nous peut prendre une part de responsabilité dans cet état des lieux, vous êtes Monsieur le président, le premier touché dans les derniers drames au sein de votre société.
Ni votre talent ni votre compétence ne sauraient être mis en cause. Hélas, les systèmes sont de plus en plus fragiles face à un défi  économique croissant et l’organisation humaine si vulnérable. Il est si difficile de cumuler les qualités d’un bon gestionnaire et celles d’un spécialiste de la « race humaine ». Quant à vos membres du comité de direction, leur rôle consiste davantage à augmenter les quotas de production que sonder les êtres qui y participent.
Pourtant, un jour ou l’autre, l’humain nous rappelle aux devoirs que nous avons envers lui.
Il serait pourtant très heureux, sinon vital, d’organiser un Grenelle  de l’Organisation du Travail Humain puisque nous nous préoccupons de celui de l’Environnement. L’un peut-il être abordé sans l’autre, l’un n’est-il pas complémentaire de l’autre ?
Notre monde qui a développé à l’extrême ses recherches sur la matière a bien du mal à répondre à la sensibilité humaine. Le monde matériel dévoile ses propres limites lorsqu’un malaise intérieur frappe les hommes et les femmes. Il ne s’agit plus d’organisation du travail classique avec ses aménagements matériels. Il s’agit, ici, de répondre à une demande plus fine. Et les hommes uniquement concernés par les chiffres ne peuvent, où ne veulent même pas aborder ce chapitre qui les dérange. En effet, intégrer un esprit ludique dans le monde de la matière, particulièrement au pays de Descartes, semble tenir de l’esprit de folie.
Nous concevons d’organiser pour nos enfants et adolescents des plages de récréation, de vacances importantes. Mais, nous ne pouvons concevoir une fois que cet enfant devient adulte de lui apporter cette approche de détente ou de loisirs, au sein de l’entreprise. Pourtant le travail, pour beaucoup d’entre eux, n’est pas une fête continuelle. C’est une constante concentration, une tension de plus en plus forte, des relations souvent conflictuelles ou fatigantes, des organisations déroutantes, des interminables horaires de transport. Il n’est pas bon d’être adulte dans notre monde moderne.
Quant à cet adulte comment ne pas imaginer que ce n’est qu’un enfant qui a grandi. Il a toujours les mêmes espoirs, les mêmes désirs, les mêmes peurs. Seules les projections de ces émotions ont changé d’apparence. Cet adulte là, si on l’oppresse, si on le surcharge, il crie, il pleure, devient violent, malade, ou pire met fin à ses jours.

Y-a-t-il une solution ou des solutions ? Certes, mais dans un contexte qui sort des schémas traditionnels, et il faudra bien que les responsables qui vous accompagnent regardent la réalité telle qu’elle est.
Dans des séminaires de formation, qui sont pourtant légion, (surtout au niveau technique) il y a ce moyen d’inciter, d’organiser des moments de silence, des jeux musicaux (le théâtre n’en fait-il pas parti) des moments où l’on apprend comment circule l’énergie, où l’on retrouve son corps et son équilibre ; des moments de réflexions partagées, de recul, d’échange.
Nombre d’hommes et de femmes compétents qui pourraient apporter leur richesse humaine et leurs compétences techniques afin d’équilibrer le quotidien de ceux qui n’en peuvent plus. Ces formations vont coûter cher (argueront les directeurs financiers pour qui l’investissement sur les hommes donnent le frisson). Mais, une fois les vrais comptes réalisés, les spécialistes le savent, l’absentéisme lié à cet immense aspect dépressif coûte encore plus cher. Ne sont efficaces et performants que des hommes qui sont bien dans leur être, et non des robots éreintés qui obéissent aux ordres, uniquement pour faire vivre leur famille.
Ainsi, Monsieur le Président, il serait temps de réunir les forces créatrices de cette nation, afin d’aider le monde économique, le monde de la matière qui n’en peut plus. Les psychologues, les psychiatres rempliront certainement le rôle qui leur est dévolu. Mais, il ne s’agit pas ici de guérir, monsieur le Président, mais de prévoir, d’organiser, d’agir, de favoriser la vie, de créer de l’espace, de la liberté, pour un monde qui ne veut pas mourir.